Le glyphosate, un produit phare
Cet herbicide, souvent vendu sous le nom commercial de « Roundup », est pulvérisé sur le feuillage des plantes à détruire. Il franchit les parois cellulaires, se retrouve dans les vaisseaux de circulation de la sève brute et atteint ainsi tous les tissus de la plante (action dite systémique). Son mode d’action est terriblement efficace : il détruit une enzyme responsable des réactions biologiques et chimiques au cœur des cellules. Résultat, les plantes traitées meurent généralement en 2-3 semaines. Tout irait pour le mieux s’il n’y avait pas un sérieux hic ! En effet, le glyphosate et de très nombreuses autres matières actives d’origine chimique sont fortement soupçonnées d’être cancérogènes et/ou d’entraîner d’autres désordres dans notre organisme. A titre d’exemple, la maladie de Parkinson est désormais reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs, maraîchers, pépiniéristes, toutes professions qui utilisent régulièrement des insecticides.Le jardinier amateur, un modèle à suivre ?
On pourrait penser que le jardinier amateur est vertueux. Ça tombe même sous le bon sens puisqu’en jardinant il prend soin de son petit paradis personnel, de son environnement proche, soucieux, en bon père de famille, de la santé des siens. Or, il n’en est rien ! Tout d’abord quelques chiffres. L’ensemble des jardins particuliers de France – c’est une surprise pour beaucoup - a une superficie un peu supérieure à celle de la totalité du vignoble français, soit 1 million d’hectares. Sur ce million d’hectares, bon an, mal an, le jardinier amateur disperse environ 4 à 5 % du tonnage (3000 tonnes environ) des pesticides vendus dans l’hexagone... pour une surface entretenue ou cultivée (potager) qui n’équivaut qu’à 2-3 % de la surface totale utile cultivée dans le pays. En clair, l’amateur traite encore bien plus que l’agriculteur, pourtant déjà largement décrié. Les raisons qui expliquent cette surconsommation sont nombreuses et varient d’un jardinier à l’autre. Déni de la dangerosité de ces produits, mauvais calcul de dosage, volonté délibérée d’assurer l’efficacité de la pulvérisation (« J’en met un peu plus comme ça je suis sûr que ça va marcher ! »).Qu’est-ce une mauvaise herbe ?
[caption id="attachment_10407" align="aligncenter" width="692"]Le paillage, une panacée ?
[caption id="attachment_10408" align="aligncenter" width="903"]Binette et huile de coude
[caption id="attachment_10409" align="aligncenter" width="671"]Le désherbage thermique
[caption id="attachment_10410" align="aligncenter" width="640"]
Glyphosate : 5 alternatives pour les jardiniers